Conférence de presse du 1er février : Présidentielle 2022

La politique du handicap devait être la priorité du quinquennat. Cette priorité affichée, souvent à grands renforts de communication, s’est traduite certes par des mesures importantes, telles que l’accès au vote des personnes handicapées sous tutelle, la reconnaissance de la surdicécité ou l‘ouverture de certains droits sans limitation de durée, mais n’a pas réussi à impulser une amélioration réelle de la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs familles. La politique du handicap est faite de délais non respectés, d’échéances bafouées, de droits non appliqués, de communication sans traduction sur le terrain et d’inégalités territoriales. Une succession de Copil, de feuilles de route, de plans ne font pas une politique cohérente du handicap.

Le quinquennat :

  • A été en partie monopolisé par la gestion de la crise sanitaire, qui a certes montré les capacités de réaction rapide du gouvernement et de l’administration mais aussi les défaillances par exemple de l’accès aux soins des personnes en situation de handicap ou des services à domicile,
  •  A été marqué dès le début par un recul majeur dans le domaine de l’accessibilité avec l’instauration d’un quota réduit de logements accessibles dans le logement neuf (loi Elan),
  • S’est prolongé avec un refus incompréhensible du gouvernement de ne pas déconjugaliser le calcul de l’AAH,
  • Se termine enfin par un avis du comité des droits des Nations-Unies très critique sur la situation des personnes en situation de handicap et par une crise sans précédent de recrutement des professionnels au service de l’autonomie des personnes, qui ont pourtant été particulièrement mis à contribution pendant la crise sanitaire.

Dans tous les domaines, on constate des décalages flagrants entre les ambitions affichées, les mesures adoptées et les droits réels. Lire l’ensemble du bilan du quinquennat et les 5 revendications prioritaires pour la Présidentielle 2022.

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