Position du Collectif Handicaps sur le rapport Piveteau/Wolfrom

La position du Collectif Handicaps

Les membres du Collectif Handicaps partagent l’avis que les modalités d’habiter doivent être imaginées et conçues en fonction des aspirations et des besoins des personnes en situation de handicap. Le Collectif Handicaps ne recommande donc pas une forme unique de formule d’habitat. Il défend une pluralité de formules à la condition que les habitants aient fait le choix d’habiter dans telle ou telle formule et s’inscrit, à cet égard, dans la droite ligne de la Convention relative aux Droits des personnes handicapées des Nations unies.

Par conséquent, offrir la possibilité aux personnes en situation de handicap désireuses de vivre dans un logement, situé dans un cadre ordinaire de vie, avec l’assurance de pouvoir partager des temps de vie afin de ne pas subir et de souffrir de l’isolement répond à une demande faite par une partie des associations du Collectif Handicaps, lesquelles ont déjà repéré ce type de situation et déjà vérifié les bénéfices de ses modalités d’habiter.

Par ailleurs, pour certaines d’entre elles, les outils proposés dans le rapport Piveteau/Wolfrom participent à la transformation de l’offre dans la mesure où elles y voient l’opportunité de permettre aux personnes accueillies en établissement d’offrir un choix de résidence supplémentaire.

Le Collectif Handicaps partage particulièrement les propositions suivantes du rapport :

  • Mettre en œuvre une solvabilisation universelle et durable pour les habitants de logements API qui n’auraient pas les moyens de financer les fonctions de régulation et d’animation de la vie collective
  • Créer un outil financier (un prêt aidé) qui permet de développer les programmes avec des logements API.
  • Majorer l’APL pour permettre le financement des espaces partagés.
  • Créer le principe d’un pôle de ressources national avec une fonction de cellule d’appui et ce, en lien avec des relais sur les territoires, pour accompagner les porteurs de projet dans l’ingénierie de projet.

La mission propose à cet effet d’attribuer aux habitants en situation de handicap une aide à la vie partagée (AVP) qui est une allocation pour solvabiliser les personnes afin qu’elles puissent financer une personne morale dite « 3P » en charge de coordonner le projet et d’animer les temps de vie partagé.